EU/ASEAN RELATIONS

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L’Asie avec 43 millions de km2 et 4,3 milliards d’habitants, [ ]est le plus grand continent au monde (8,6 % de la surface totale terrestre ou 29,4 % des terres émergées) puisque presque  60 % de la population mondiale habite en son sein. L’Asie est plus un concept culturel et philosophique qu’une entité physique homogène ou une entité religieuse.

Au-delà du fait que l’Asie abrite le plus haut sommet du monde, l’Everest qui culmine à 8 848 mètres mais c’est aussi une puissance économique émergente non négligeable.

Certaines de ses économies sont très développées (Japon, Corée du Sud, Singapour, Taïwan, Hong Kong), d’autres sont émergentes ou en développement rapide (Chine, Inde….), la Birmanie et la Pakistan quant à eux connaissent toujours de grandes difficultés économiques et restent partiellement instable.

La croissance économique réalisée par l’Asie au cours des deux dernières décennies est remarquable. La plupart des pays asiatiques sont maintenant membres de l’Organisation

mondiale du commerce (OMC). De nombreux pays ont atteint un taux de croissance moyen

de 5 % pendant les 20 dernières années.

 

Quid des relations économiques de l’UE avec l’Asie du Sud-Est  (ASEAN) ?

Le Dialogue Asie-Europe ou ASEM (Asia-Europe Meeting) a été créé en 1996 au sommet de Bangkok. ASEM est un forum interrégional qui regroupe d’une part la Commission européenne et les 28 membres de l’Union européenne, et d’autre part les 13 membres de l’ASEAN Plus Trois, c’est-à-dire le secrétariat de l’ASEAN ainsi que la Chine, le Japon et la Corée du Sud auxquels se sont joints la Mongolie, l’Inde et le Pakistan. Cette association a pour but de renforcer la coopération et l’assistance mutuelle entre ses membres, d’offrir un espace pour régler les problèmes régionaux et peser en commun dans les négociations internationales et favoriser les exportations et le développement économique.

La prochaine réunion de l’UE avec ASEAN est prévue en  septembre 2014 à Milan en Italie.

Avec une part de 31 % du total de ses échanges (21 % si l’on exclut le Japon et la Corée du Sud), l’UE est désormais le premier partenaire commercial de l’Asie du Sud-Est. Le potentiel de conquérir de nouveaux marchés existe bien et nombreux sont les pays d’Europe qui y voit la possibilité de développer d’importants échanges commerciaux.

 

Prenons un seul exemple, Le halal, qui est un marché estimé à 114,6 milliards d’euros.

La Belgique, qui concentre une population d’environ 600 000 musulmans (sans inclure les mariages mixtes), fait partie des pays les plus attractifs d’Europe. En France, Auchan, Carrefour, Intermarché, Leclerc, Cora et Casino (hypermarché) proposent déjà de la viande “charia compatible”.  La Malaisie voudrait bien accéder à la première place du podium dans le marché mondial halal pour ne citer que celui-ci.  D’autres exemples encore peuvent mettre en exergue l’utilité de développer des relations économiques plus étroites qui répondraient à des besoins croisant de part et d’autres du pacifique.

Nous pourrions étendre cet exemple vers d’autres produits, notamment les matières premières qui y sont très abondantes. En cette période de vache maigres, où l’Europe cherche à tâtons à nouveau le chemin de la croissance, l’opportunité de développer un partenariat privilégié avec « Asean » pourrait indiscutablement offrir de nouvelles perspectives et un accès au plus grand marché du monde.

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